Le BIM en Belgique

  •   22-03-2017
  • S.K

Comment expliquer pourquoi travailler en BIM est encore très peu courant en Belgique ?

La réponse

A l’étranger, nous observons différentes initiatives en faveur d’une utilisation croissante du BIM. Nous distinguons différents groupes de catalyseurs : les pouvoirs publics et/ou des clients privés, la sphère académique et le secteur des professionnels du bâtiment. Au Royaume-Uni par exemple, les pouvoirs publics ont imposé l’utilisation du BIM pour les marchés publics. En France, les pouvoirs publics ont débloqué des budgets considérables pour introduire le BIM plus rapidement. Les Pays-Bas se sont fait remarquer à travers plusieurs initiatives. Les pouvoirs publics se sont lancés avec la sortie du ‘Rgd BIM Norm’ par le Ministère des Travaux Publics. A côté de cela, de plus en plus d’organismes sont financés avec des budgets publics : la plateforme BIM nationale, le Bouwinformatieraad, le Bimloket, …

En Belgique il n’existe aujourd’hui que très peu voire aucune initiative de la part des pouvoirs publics. Des organisations publiques comme le CSTC, le NAV (Netwerk Architecten Vlaanderen), l’IFAPME et l’ORI prennent pourtant des initiatives pour sensibiliser, standardiser, faciliter, … le BIM. Cette plateforme BIMtonic est aussi une initiative pour promouvoir le BIM, issue quant à elle du marché.

La Belgique est donc à la traîne par rapport à ses voisins. Si les pouvoirs publics et les donneurs d’ordre privés se mettent à imposer de plus en plus l’utilisation du BIM dans leurs contrats (et ils ont retireront certainement une plus-value pour leurs projets), tout va s’accélérer.

Enfin, le fait que la Belgique démarre lentement ou qu’elle soit un petit pays n’est pas une raison pour revoir nos ambitions à la baisse : nos Diables Rouges ont bien montré que la Belgique pouvait être au top !

Ann Van den Borre (VK Architects & Engineers) :
Un manque de connaissances et d’expérience ! Trop peu de personnes ont encore aujourd’hui les connaissances et l’expérience nécessaires. Les pouvoirs publics se sont aussi tenus pendant longtemps à l’écart. D’autres instances consultatives dans le secteur de la construction sont aussi restées pendant longtemps en arrière-plan. C’est seulement l’année passée que le changement a eu lieu.