Comment le BIM peut-il contribuer à un LCA ?

De nos jours, il y a beaucoup d’organismes et d’organisations qui soutiennent la construction durable. Il suffit de penser aux BREEAM, LEED, HQE et autres. Ce sont tous des labels qui désignent un bâtiment durable certifié. Pour y parvenir, le bâtiment doit bien sûr passer différents tests et un ‘Life Cycle Assesment’ est l’un d’entre eux. On va pour cela examiner les produits et les éléments qui sont utilisés dans un bâtiment sur toute leur durée de vie, depuis l’extraction de la matière première jusqu’à un éventuel recyclage avec tout ce qui se passe entre les deux. Il ne s’agit donc pas tellement de faire un instantané du produit mais bien d’examiner la durabilité sur tout le cycle de vie.

Semblable à un LCA, le LCC existe également, qui signifie ‘Life Cycle Costing’. Il s’agit d’un outil qui permet au maître d’ouvrage d’estimer assez précisément les coûts d’entretien sur toute la durée de vie d’un bâtiment.

 

Deux mondes

Même s’il semble relativement facile d’organiser ce type d’analyse avec le BIM, ce n’est en réalité pas du tout le cas. Il peut y avoir beaucoup d’informations qui ont été liées au modèle BIM et donc, en théorie, cela devrait être possible de faire des analyses LCA et LCC. Mais en réalité, sont deux mondes totalement séparés, chacun avec son propre logiciel, ses standards et ses méthodes de travail. Peu à peu, le monde du BIM se focalise de plus en plus sur l’entretien des bâtiments et sur comment cela peut être implémenté dans les logiciels existants. C’est pourquoi il devrait y avoir à l’avenir des possibilités de faire le lien entre les deux mondes.

 

Possibilités

Évidemment, un LCA ou un LCC automatique est encore pour le moment une vue de l’esprit mais les possibilités semblent particulièrement intéressantes. Si ces concepts peuvent être implémentés d’une manière assez facile dans le logiciel BIM, on peut pendant la phase de conception même, regarder les interactions éventuelles entre les coûts et l’impact écologique de différents éléments individuels et de l’ensemble du bâtiment.

Pour l’instant, on peut utiliser l’information du BIM – à savoir, la géométrie, les matériaux et produits employés et les quantités – pour faire un lien vers une étude LCA beaucoup plus élargie qui, à son tour, fait usage d’une base de données externe. Cette dernière ne se trouve donc pas dans le modèle BIM, mais le modèle peut bien aider à fournir une partie des apports.

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