Comment un modèle BIM est-il livré au maître de l’ouvrage ?

À la livraison d’un bâtiment, un modèle BIM peut aussi être fourni au maître de l’ouvrage. Jusqu’à ce jour, un modèle n’était pas livré de manière standard, à moins que le maître d’ouvrage ne l’ait demandé explicitement. Le contractant peut bien sûr le proposer proactivement.

Un modèle BIM achevé aura certainement à l’avenir de plus en plus d’importance. La raison sous-jacente ne doit pas être cherchée trop loin. Pour chaque euro dépensé au cours du processus de conception, on aura en moyenne vingt euros pour la construction et pas moins de soixante euros pour l’entretien et la gestion de l’immeuble. Il n’est donc pas surprenant qu’à une époque de fluctuation des prix de l’électricité et du pétrole et d’une réglementation énergétique plus stricte, la gestion devienne plus importante que jamais.

Le modèle BIM peut être remis au client de deux manières différentes : un modèle de gestion ou un modèle ‘as-built’. Le premier concept est exposé sur la page suivante. Le modèle ‘as-built’ est expliqué ci-dessous.

 

Modèle 'as-built'

Le terme ‘as-built’ s’applique de manière évidente à un modèle digital du bâtiment « tel que construit réellement ». Cela implique que chaque changement – et à chaque phase également – est incorporé et correspond donc parfaitement à la réalité. Même tous les petits détails peuvent être intégrés : combien de boulons se trouvent dans une connexion de poutrelles d’acier, combien de barre d’armatures dans chaque colonne et poutre, la construction exacte de chaque élément, etc.

Dans la réalité, certains éléments seront rarement modélisés à cause de leur évidence ou de leur relatif manque de pertinence pour les autres parties. On peut rechercher un équilibre entre la géométrie et les attributs, ce qui se retrouve dans l’information liée au modèle. Mais est-ce que la multitude de boulons doit effectivement être modélisée comme éléments distincts ? Ou est-ce qu’un attribut sur la poutre indiquant cette quantité n’est pas suffisant ? Est-ce qu’il faut modéliser les crochets d’ancrage ? Ou est-ce qu’on les intègre comme attribut dans la construction du mur ? 

 

Triple utilité

La quantité d’informations augmente parfois et des fichiers assez lourds en découlent. Pour un modèle de gestion, la plupart de ces informations sont apparemment sans importance et non pertinentes mais pourtant un modèle ‘as-built’ a clairement une triple utilité. 

Tout d’abord, le modèle ‘as-built’ sera de toute façon utilisé comme base pour tout type de modèle de gestion.

Ensuite, c’est pour l’entrepreneur – qui se charge normalement du développement d’un modèle ‘as-built’ – un excellent moyen de documenter le projet pour lui-même jusqu’aux plus petit détail. Cela permet non seulement de voir les améliorations potentielles dans son processus mais c’est aussi une manière de se couvrir juridiquement contre les erreurs éventuelles.

Enfin, un modèle ‘as-built’ constitue aussi une bonne base pour exécuter toutes sortes de travaux dans le bâtiment. Sans aller voir sur le site même, un menuisier, un ouvrier, un architecte, un ingénieur ou quelqu’un d’autre, peut parfaitement évaluer comment une tâche doit être exécutée.

 

Standard international pour les aéroports

Aux Pays-Bas, on travaille actuellement à un standard international pour les aéroports et les autres grands bâtiments pour que tout cela se mette en place. Schiphol seul, par exemple, ordonne par année complète des centaines de travaux de construction, petits et grands. Mais même pour les petits travaux comme le remplacement d’une porte, un technicien doit d’abord aller voir de quelle sorte de porte et de charnière il s’agit, et comment cela doit être placé. Ensuite il doit revenir à son local de travail pour chercher s’il a les bons éléments en stock. Juste ensuite, il peut retourner changer effectivement la porte. Avec un modèle ‘as-built’ de l’aéroport, cela se passerait de manière beaucoup plus fluide et rapide, sans déplacements inutiles.

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