Comment se passe la facturation ?

En termes d’honoraires et de rémunération, certaines choses changent lorsqu’on travaille avec le BIM. Les barèmes indicatifs stipulent qu’un architecte est payé pour ses services durant les différentes phases d’un projet de construction : de l’avant-projet à la livraison. En outre, les honoraires peuvent encore différer selon les documents que l’architecte fourni au maître d’ouvrage et autres parties, et leur qualité.

Compte tenu du BIM, la manière de travailler et l’affectation du temps passé doivent, en termes de facturation, être repensés. L’architecte va, par exemple, passer plus de temps en phase de conception mais veut aussi (dès ce moment) être dédommagé. Dans une phase ultérieure, il y aura peut-être moins de temps passé, par exemple, à la réalisation du métré mais il faut négocier comment ce service sera rétribué. Un contrat clair et une manière transparente de facturer entre le maître d’ouvrage et l’architecte sont donc recommandés.

 

Estimation plus précise

Pour une entreprise de construction ou un contractant, le BIM change déjà les choses au niveau de la facturation. Auparavant, on faisait souvent des estimations brutes, parce qu’il était très difficile de calculer très précisément les coûts par phase. C’est pourquoi on généralisait et on arrondissait : la phase gros œuvre couvrait autant de pourcent du coût total, les finitions autant, etc. En cas de conditions imprévues, par exemple les longues périodes de gel et autres situations qui entravaient le chantier, on ne pouvait mettre ces données en relation avec le prix qu’après coup.

Avec le BIM et donc principalement les projets BIM où le planning et les prix sont inclus, une estimation particulièrement précise peut être faite à l’avance, ainsi qu’une analyse de sensibilité correspondante. Les volumes peuvent être estimés très précisément. La difficulté est bien de déduire la complexité à partir du modèle. Cela reste, en d’autres termes, une estimation. Pourtant, il est tellement plus facile de faire, en début d’année comptable, une déclaration sur le chiffre d’affaires et les bénéfices de l’année complète. Pour le maître de l’ouvrage, cela ne change rien : il reçoit la facture toujours au même moment mais l’entreprise peut estimer cette facture à l’avance de manière terriblement précise. En d’autres termes : il y a plus de travail de préparation nécessaire mais aussi moins de risques liés aux BIM.

 

Approche holistique

En lien avec ce sujet, on peut envisager de nouvelles manières de collaborer avec le BIM. Actuellement, la frontière entre les différentes disciplines devient un peu plus floue, dans le sens que pour beaucoup de projets, des partenariats temporaires sont mis en place dans lesquels de vraies équipes sont formées, qui pour l’essentiel poursuivent le même but. Ce but consiste surtout à atteindre le meilleur résultat possible dans une enveloppe déterminée. Et cela peut aussi être formulé commercialement par le client : un budget spécifique qui est certain est prévu. Toutes les parties responsables se concertent alors pour réaliser le bâtiment pour 100 % du montant qui a été négocié. Si le bâtiment est réalisé à 110 %, c’est en fait un coût supplémentaire pour le client, qui peut être imposé comme une pénalité à l’équipe. L’inverse est aussi valable : si l’équipe le réalise pour 95 %, cela joue aussi dans l’ensemble en sa faveur.

L’idée ici est qu’une situation potentielle de conflit peut évoluer vers une situation gagnant-gagnant : un prix fixe pour le client et une incitation pour les concepteurs et les exécutants d’un projet à tendre ensemble vers l’optimalisation d’un budget grâce à une approche plus globale, plutôt que « chacun pour soi ».

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