Qu’est-ce que la 5D ? Et la 6D ? Et où cela s’arrête-t-il ?

Un modèle de 5D ajoute à un modèle 3D BIM une dimension supplémentaire de prix : l’aspect « coûts » est lié au modèle. Dans les pays où l’on travaille déjà plus avec le BIM, cela se pratique couramment. En Flandre également, depuis mi-2014, lorsque le VMSW, dans son dernier cahier de charges, a publié un code d'articles jusqu’au niveau des postes du métré, il y a eu un bond en avant.

Au-delà d’un modèle 4D, un entrepreneur peut faire une évaluation très précise et réaliste de tous les frais possibles, avant même qu’une bêche ne soit plantée dans le sol. Pour le client, cela est évidemment important, étant donné que le succès d’un projet de construction dépend de sa bonne documentation et de l’information sur toutes les phases. Qu'est-ce que cela signifie pour le concepteur du projet ? En fonction du savoir-faire et des informations contenues dans le modèle, on peut déjà très tôt dans la conception faire une estimation approximative du coût. Cela permet à l’architecte de pouvoir discuter plus facilement avec le maître d’ouvrage et de présenter les priorités du projet.


6D, 7D ... 11D

On peut encore aller plus loin avec un modèle 6D, ou même 7D, 8D et encore plus. Certaines sources vont même jusqu’à 11D et au delà. À partir du sixième domaine cependant, ce que recouvre le domaine n’est plus très clair et il y a peu d’information disponible. L'utilisation de l'ensemble de ces domaines peut aussi être assez déroutant et compliqué à certains moments. Que faites-vous donc avec un modèle qui n’est pas 4D (qui ne contient aucune donnée de temps) mais bien 5D (avec des données sur les prix) ? C’est la raison pour laquelle on parlera de domaines « nD » plutôt que 6D ou 8D. 


Combinaisons d'informations

Les informations ajoutées au modèle dans ses dimensions supplémentaires sont, par exemple, la consommation d'énergie, l’analyse du cycle de vie, la sécurité, l’acoustique et le facility management. La liste est presque interminable, selon la façon dont vous la définissez. Cependant, ce que toutes ces choses ont en commun est essentiel. À partir de la 4D et au-delà, l'information est en fait manipulée fondamentalement différemment : jusqu’à la 3D incluse, tout est contenu dans le modèle. Aux D’s plus élevées, il s’agit plus de combinaisons d'informations. Le BIM, en combinaison avec le temps ou le planning, est appelé 4D. Si l'on ajoute une base de données de prix, on parle alors de 5D. En d’autres termes, on utilise les informations du BIM et on se réfère ou on utilise des données ou bases de données externes pour parvenir à une meilleure conclusion. Cette information supplémentaire reste néanmoins généralement externe au modèle. Il est fort probable que le monde du bâtiment va évoluer de plus en plus vers la combinaison de différentes formes de données avec le modèle virtuel original.

  Retour vers la FAQ

Partenaires