Qu’est-ce que la 4D ?

Dans un environnement BIM, il est régulièrement question d’un modèle 4D. En principe c’est une dénomination généralement acceptée pour indiquer qu’à côté des aspects géométriques, il y a aussi d’autres paramètres pris en compte dans le modèle. Nous ne parlons alors plus de « dimensions », mais bien de « domaines ».

Dans la plupart des cas, on a tenu compte de la 4D ainsi que de la planification, en d’autres termes : l’aspect « temps » comme quatrième dimension. Cela va un peu plus loin qu’un modèle BIM tridimensionnel, auquel beaucoup d’information est déjà liée. En principe, un planning est établi pour chaque projet. Cependant, ce n'est que dès que celui-ci est lié au modèle que l’on parle effectivement de modélisation ou de visualisation 4D.

 

Modèle BIM comme outil de planning

Certains architectes en Belgique s’adaptent actuellement à la 4D en créant des modèles BIM où le phasage est détaillé virtuellement. Cela peut porter sur un état existant avec des parties à démolir, en combinaison avec la nouvelle extension dans le même modèle virtuel. En outre, certains entrepreneurs mènent des projets pilotes où ils veulent extraire leur planning autant que possible à partir du modèle BIM. Cela peut être fait par exemple, en assignant aux objets des informations supplémentaires ou des attributs. On peut déjà, à un stade précoce du projet, faire un planning brut associé à de plus grands volumes / éléments. Il est ensuite utilisé, par exemple, lors de la conception pour donner au maître d’ouvrage une meilleure vision du projet, bien avant que l’on en arrive à l’exécution.

Un autre exemple est la négociation avec un service de l’urbanisme, pour clarifier l'impact de la circulation d'un gros chantier, ou pour illustrer les grandes phases - par exemple aussi lors des campagnes d'information à la population dans les grands projets publics. À l’exécution, le planning sera néanmoins beaucoup plus détaillé et donc, habituellement, les informations détaillées n’arrivent que lorsque le modèle atteint un LOD300. De cette façon, les éléments sont aussi détaillés par l’entrepreneur dans le bon ordre et passés d’un LOD300 à un LOD400. Il appartient ensuite à l’entrepreneur de maintenir une bonne communication avec les concepteurs et les sous-traitants pour maintenir le planning totalement à jour.

 

Coûts liés au planning

Un des gros avantages pour de nombreuses parties est que les dépenses qu’elles engagent sont faciles à lier au planning. Prenons l’exemple évident de l’entrepreneur. Il peut établir une estimation beaucoup plus précise au début de l'exécution. De là, il peut procéder par avance à une analyse financière qui est utile pour toutes les parties, y compris le maître d’ouvrage. Le même principe peut également être appliqué sur les livraisons. Par exemple, un entrepreneur peut estimer combien de tonnes doit fournir la centrale à béton par unité de temps et inclure ceci dans le modèle pour prévoir des délais de livraison optimaux. Si cela est fait avec les livraisons de tous les producteurs et sous-traitants qui participent à la mise en œuvre, une optimisation peut avoir lieu dans le domaine de la logistique et du stockage. 

 

Plus-value évidente

Un modèle 4D est, en d’autres termes, bénéfique à toutes les étapes de la construction, mais fournit surtout une valeur ajoutée significative au cours de l'exécution d'un projet. Pour les concepteurs – architectes et ingénieurs – il n’y a pas de différence particulièrement importante entre le travail avec un modèle 3D ou 4D. Cela prend plus de temps et d'efforts pour obtenir une sorte de phasage correct dans le modèle, mais cela donne bien sûr des possibilités de communication supplémentaires. Le plus important est que l’ensemble du processus soit plus dynamique et génère moins de risques, de retards éventuels ou de coûts inutiles.

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